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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 18:02

  

Sur la route à Madagascar, il se passe toujours quelque chose ! Et la plupart du temps des choses insolites pour nous, les « vazaha ». On passe souvent trop vite pour avoir le temps de faire une photo ou d’enregistrer ça dans notre mémoire ; mais je trouve que toutes ces petites choses nous apprennent beaucoup sur le pays et nous donnent l’envie de revenir. Il y a à Madagascar (pour ma part) comme un charme qui agit à retardement. Enfin bref, voici pêle-mêle un concentré de vie malgache :


scene de rue2  wagon 2eme classe  scene de rue3


en commençant par l’eau : on imagine bien en voyant des maison ou des cases comme celles-là qu’il n’y a pas l’eau courante, alors dans le meilleur des cas les livraisons s’organisent

 

village-traditionnel-2-copie-1.jpg  livraison eau Madagascar 

malheureusement au moins 80 % de la population fait encore la cuisine sur du feu de charbon de bois, d’où une déforestation inquiétante

charbon de bois   marche mada


certains endroits ont une spécialité comme les arachides, les mangues, les prunes ; on voit une dizaine de stands d’un coup et puis plus rien, on ne les reverra que sur les marchés des villes.

  vendeur-d-arachides2.jpg  litchis mada
pour avoir une idée des véritables prix ici, je demande à mon chauffeur d’acheter des produits, ça donne ça :

-          cacahuètes 100 Ar (3 centimes d’€) les 2 doses (300 gr)

-          tomates 400 Ar (0,14 €) les 8 très belles tomates (ça s’achète à la pièce)

-          prunes 150 Ar (0,05 €) les 250 gr

-          bananes 900 Ar (0,32 €) le kg

-          mangues 2000 Ar (0,71 €) le kg

-          litchis 1500 Ar (0,53 €) le kg

si c’est un « vazaha » qui achète, le prix n’est évidemment pas le même…


on voit un peu partout des sacs de ravenalas : les cases traditionnelles sont entièrement construites avec ce palmier : les feuilles pour le toit, les limbes de feuilles tressées ou attachées pour les murs et l’écorce du tronc pour le plancher.

feuilles pour le toit et miel d'eucalyptus sur la route 4

Sur la route à Madagascar, on voit tant de choses et de gens admirables qu'il est difficile de s'arrêter d'en parler et d'y penser...

                               sur la route 2


après avoir lu les articles ci-dessous, n'oubliez pas de regarder l'album photos "Mada RN7" à droite.

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 12:01

 

J’adore ce gros bourg avec ses magnifiques maisons coloniales, son atmosphère indolente, ses rues qui se transforment en piste dès qu’on quitte la ville en dehors de la nationale avec une circulation de voiture modérée.


ambalavao 3  ambalavao 4

Ici on peut prendre le temps (le risque – pour ceux pas très doués en vélo comme moi) de louer un vélo et parcourir les rues, les pistes et se retrouver en pleine campagne en 2 minutes ;  en face du grand marché on trouve la sympathique boulangerie-hotel mentionnée dans les guides (je n’ai pas visité l’hôtel) et un peu plus loin, au bout du marché un cabanon avec des informations touristiques, des circuits pédestres ou à vélo et location de vélos.


            cafe sur le pouce     ambalavao marche

Personnellement je n’ai pas visité les fabriques de papiers antemoro parce que j’en ai déjà visité une à Antsirabe et surtout je connais ça depuis 20 ans, j’avais visité une fabrique aux Philippines qui utilise les mêmes procédés, mais en plus ils ajoutent des colorants naturels ; c’est beaucoup plus gai avec des couleurs que le papier d’ici toujours sur fond blanc (enfin c’est mon avis).

 

Par contre j’ai visité un atelier de sériciculture, visite très intéressante commentée par un des responsables, je ne peux pas vous donner tous les détails de la fabrication de soie à partir des chenilles, mais quelques photos des étapes principales :


                            sericiculture vers 
les vers à soie sont élevés sur des feuilles de muriers jusqu'à ce qu'ils soient prêts à faire leur cocon

sericiculture 3  sericiculture2

les cocons doivent cuire un certains temps, puis ils sont mis à sécher.

filature   sericiculture filature3 
les cocons deviennent du fil qui est mis en écheveaux. Ensuite ils sont trempés dans un bain pour les colorer ; tous les colorants sont naturels (cardamone, cannelle, piment, etc) à l'exception du bleu. Enfin ils seront tissés.

Le plus impressionnant est la vitesse et le coup de main des femmes qui font le fil avec les cocons bouillis et lavés, regardez la vidéo :

       
             

Il y a bien-sûr une petite boutique où l’on peut acheter leur production, des petites écharpes en soie sauvage à 15 000 Ar aux grandes étoles en soie sauvage et d’élevage à 60 000 Ar, tout est splendide et vraiment pas cher comparé au travail que cela représente ; de plus on est sur de ce que l’on achète ici, contrairement au marché de la Digue ou autres…

 

                              sericiculture production
Nous continuons notre route vers Tana, le chauffeur est très sympa, il arrête la voiture dès que je « dégaine » mon appareil photo et m’explique plein de choses. C’est fou le nombre de choses que j’ai vues en 2 jours, beaucoup plus que ce que je pensais.


                                                             sericiculture 4  

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 13:58

 Premier arrêt dans ma remontée vers Tana, la ville champignon ou ville western de Sakaraha, où on trouve des saphirs à vendre dans chaque maison ou presque.

 

ville miniere  livreur Madagascar

Cette photo résume bien toutes les étapes du travail des chercheurs de saphir : la terre est amenée près de la rivière, là elle est lavée, passée au tamis, l’opération se répète plusieurs fois...  et quand ils ont la chance de tomber sur un bon filon ou de trouver une énorme pierre, ils reviennent à la rivière laver leur 4x4 flambant neuf !

 

                               ville miniere 2

J’enchaine ensuite le massif de l’Isalo ; je sais qu’il faudrait bien 2 jours pour voir l’essentiel mais je n’ai qu’une demi-journée, et, il faut bien le dire, je suis loin d'être une forcennée de randonnées alors ça m’arrange ; je choisis le circuit de la piscine naturelle, le seul faisable en quelques heures.


Isalo  Isalocarte Madagascar  pied d'elephant 2
Le paysage est fascinant tout au long de la marche, mais la montée est rude sous une chaleur écrasante ; le paysage offre des enchainements de canyons, de pics de grès, des grottes, des massifs de granit sculptés par les vents et les eaux. Petite curiosité au passage, la carte de Mada a été sculptée naturellement dans la roche.

Il règne un silence assourdissant d’autant qu’il y a peu de végétation sur le parcourt, on est en plein désert la plupart du temps.

 

                       Isalo paysage
Puis tout à coup, après 2h00 de suée et d’efforts, nous arrivons dans une oasis de palmiers et autres arbres et apercevons la piscine, c’est magnifique. Il n’y a personne d’autre que nous, l’eau est transparente, sa température revigorante et l’environnement paradisiaque.

 

              Isalo piscine 2         Isalo route piscine
J’ai cru plusieurs fois avoir une crise cardiaque en chemin mais je ne regrette pas... (quand je disais que je ne suis pas sportive, je ne mentais pas)


                        Isalo piscine 3 


Sur le chemin du retour nous croisons un groupe de lémuriens, c’est vraiment une bonne journée. (à part pour mon appareil photo qui fait des choses étranges, mais j’en parlerai plus tard.)


                     Isalo makis 2

Cliquez sur la photo suivante pour voir la vidéo de ces makis (comme j'ai dit mon appareil a eu un coup de chaud).

                                             

 

                

 
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 12:03


                              cameleon madagascar 

Il fallait bien que ça m’arrive un jour… l’autre soir, voulant partir tôt le lendemain, je suis allée diner au plus simple, le restau de mon hôtel ; il y avait là déjà une table occupée, j’ai donc laissé 2 tables libres entre nous ; peu après 2 copains des autres arrivent, puis encore 2, donc toutes les tables jusqu’à la mienne sont occupées, et pas par n’importe qui : bizarrement ces vazahas français sont tous vieux, moches (ce sont les adjectifs les plus sympas que j’ai trouvés) et (à priori) célibataires, comme ceux que j’avais vu au restau « la terrasse » de Tuléar ; 5 minutes plus tard arrivent 2 jeunes et jolies malgaches avec des tresses de 40 cm visiblement juste faites, qui s’assoient avec une tablée de types présents dont l’un d’eux s’exclame :

« Oh la la, ça valait le coup d’attendre, oh qu’est ce qu’elle est belle, aïe aïe aïe, elle va démonter ma moustiquaire ce soir ! »

et les autres de renchérir :

« ha ça va être chaud, tendu ce soir »

« ha ouais, tendu du string »

etc. etc…

 

Je les ai fusillés du regard, mais qu’est-ce que je pouvais faire d’autre ?

Dans ce restau « chez Alex » à Mangily il y a bien un grand panneau marqué « pas de tourisme sexuel » mais j'ai l'impression que ce qui est vraiment visé ce sont les pédophiles, plus que le tourisme sexuel en général ; en même temps, difficile de donner un âge à une malgache, entre 14 et 20 ans les différences ne sont pas évidentes.


Un de ces types, vieux, gros et moche à qui j’en parlais un autre jour m’a dit : « elles sont gentilles, de temps en temps ça fait pas de mal et ça aide leur famille »

Ben voyons, ce n’est pas du tourisme sexuel, c’est du commerce équitable, ou une œuvre de bienfaisance ? On croit rêver !

 

En attendant je n’ai toujours pas élucidé le mystère :

Pourquoi y a-t’il une telle concentration de vieux (de 60 à 75 ans environ) français qui vont se chercher des jeunes malgaches pour les vacances ?

 

Dans d’autres pays pauvres il y a autant de tourisme sexuel mais de tous âges et de toutes nationalités (je ne dis pas que c’est mieux) alors pourquoi cette « spécialité » ici ?  Merci de m’éclairer si vous avez une explication.


                                       coucher soleil mada 

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 16:58

 

Je quitte à regret ce sympathique village avec le meilleur taxi-brousse de la série !!!

                                 taxi brousse 2
Des dizaines de personnes s’entassent à l’arrière du 404 et sur le toit, l’assistant du chauffeur n’en fini plus d’attacher les sacs, paniers et contenants divers ; les pêcheurs ramènent leur pêche à Tuléar donc il y a du poisson partout (et une centaine de mouches aussi), tant et si bien qu’avec tout ce poids on va s’ensabler à tout bout de champ.
Ça ne fait rien, on s’arrête encore à chaque fois que quelqu’un veut monter et attacher son baluchon sur la pile de sacs fixés sur le toit (c’est surtout pour attacher que ça prend du temps) ; en plus le chauffeur s’arrête tous les 3 km pour remettre de l’eau sur le radiateur et le réservoir d’essence consiste en fait en un bidon coincé aux pieds du passager et relié à un tuyau ! Merci d’éviter de fumer !

Mais pas de panique, comme je l’ai déjà dit, personne ne s’impatiente, la patiente de ces gens est vraiment admirable ; une gamine descend à chaque fois que possible pour vomir.

Bon cette fois j’ai fait le tour des taxi-brousse je crois.

 

Mangily village 3 chevres Mangily
Une bonne nouvelle peu après mon arrivée à Tuléar : un pousse-pousse de « chez Alain » ne m’avait pas oubliée, il m’amène un taxi qui remonte à vide à Tana… ouf je respire… je n’ai pas tellement discuté le prix, trop heureuse d’avoir trouvé un transport plus confortable et plus rapide qui va me permettre de visiter ce que je n’avais pas eu le temps de faire.


Pour tout vous dire, on fait affaire pour 150 000 Ar (53 €) tout compris avec arrêt à Isalo et Ambalavao, remontée à Tana en 2 jours et demi.

Je pense que vous pouvez discuter le prix jusqu’à 120 000 Ar voire moins, vu que ça ne coute rien au chauffeur, c’est que du bonus pour lui.

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 16:40

 

Tôt réveillée ce matin, je n’ai pas loin à aller pour regarder la plage ; je suis aussitôt accostée par Arthur, un gars qui organise un peu tout ce qu’on veut ; en l’occurrence il me propose de partir en pirogue avec un autre couple pour nager un peu plus loin près de la barrière de corail puis aller pique-niquer sur une plage proche d’un village de pêcheurs vézos avec au menu langoustes, cigales de mer, riz et sauce au mérou ; retour prévu vers 14h00, le tout pour 15 000 Ar (5,50 €), je saute sur l’occasion.

                                        pirogue Mangily

Il est seulement 8h30 quand nous embarquons mais ça fait du bien de quitter le village où il fait déjà chaud ; la traversée est très agréable bien que la barque soit assez étroite ; on se jette à l’eau arrivés près du corail mais il faut bien le dire, du corail il n’y en a plus, tout est cassé et mort. Par endroits il repousse tout juste un peu et de temps en temps on arrive au dessus d’un groupe de poissons, là c’est un peu plus intéressant. Bon ce n’est pas folichon au point de vue plongée mais la température de l’eau est super et elle est bien claire.


                                 pirogue pecheur
Ensuite nous rejoignons une plage où se trouve un village de pécheurs vézos et nous retrouvons Arthur qui achète un mérou et  prépare le barbecue ; un peu plus tard nous déjeunerons et nous régalerons, on a du se forcer pour finir les plats tellement c’était copieux.


pique nique pecheur  sieste a l'ombre2
Après une sieste à l’ombre de ce magnifique tamarin, le piroguier remonte la voile qui nous a servi de nappe et de natte et nous rentrons tranquillement à Ifaty.


J’attends la fin de l’après-midi pour aller à la Réserve de Reniala car la chaleur est intenable. La réserve est située à 900m après la fin du village c’est bien indiqué ; tout le monde voudra vous emmener à « la forêt de baobabs », c’est un genre de jardin qui fait concurrence à la réserve et est juste avant, mais je conseille d’insister pour aller à Réniala car les recettes vont aux activités de l'association qui met en place un plan de conservation de l'environnement associé à une sensibilisation de la population.


baobab Mangily    baobab Mangily 5    baobab Mangily 4-copie-1


                                     reniala
Ne ratez pas la vidéo de la réserve et son sentier botanique, tout est très bien expliqué :

http://www.navigaia.com/fr/video/1190/madagascar/manguily/reserve-naturel-de-reniala.html

 

(quand j’y suis allée, il n’y avait pas de guide et personne ne parlait français mais il y a des panneaux sur chaque plante, il suffit de savoir lire…)


Un joli coucher de soleil clôt cette superbe journée.


                             Mangily coucher soleil 

Si vous êtes dans le coin, demandez Arthur sur la plage : il peut vous trouver une charrette à zébu pour aller à la réserve de Reniala, trouver un pêcheur pour une journée en mer, etc….

Sur la plage également, les vendeuses de souvenirs font des massages d’une heure pour 3000 Ar (1,10 €) ; ne vous attendez pas à un massage pro de kiné comme en France mais pour les cervicales, trapèzes et dorsales endoloris par les longs trajets, c’est relaxant et surtout ça fait vivre une famille.

Vous pouvez aussi monter dans le « bateau volant » un ULM sur un zodiac, inventé par un français qui tient le « brasero » sur la plage.

 

 

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 18:31

 

Cette fois je prends un de ces camions-brousse surchargés de matériaux, de bagages et de passagers ; les adultes ont une place assise et les enfants se mettent où ils peuvent, finalement j’en prendrai un sur mes genoux avant qu’il  ne s’endorme sur des planches ; les gamins sont vraiment attachants et attendrissants dans ce pays, je les trouve tous adorables.

Le rabatteur a quand même exigé 5000 Ar pour le trajet alors que c’est 3000 normalement et ce n’est que l’aller ; ça me fait un peu peur pour quand je vais revenir puisque là je serai coincée et obligée de prendre ce qui se présente au prix fort ; bon on verra bien !


camion brousse  enfants Mangily
On attend le départ depuis une demi-heure quand une furie arrive avec ses 3 gamins et une demi-douzaine de colis ; je n’ai jamais su ce qu’elle voulait mais elle a fait pousser une rangée de personnes pour s’asseoir en criant et en invectivant les autres passagers ; bon ça doit être la chaleur ! Finalement ça leur arrive à eux aussi de s’énerver parfois (c’est rare quand même)…

Une petite promenade de 25 km de piste qui ne devait prendre qu’une heure trente (tout de même) s’est un peu prolongée ; pour que ce soit plus drôle on a crevé ; changer une roue sur un camion c’est pas mal ! On a ensuite désensablé un pick-up puis on est resté bloqué par un autre qui était en panne au milieu du passage ; bon on a seulement mis une heure de plus que prévu, pas grave.


puit piste Ifaty  dunes-copie-1
N’étant pas fixée sur un hôtel en particulier, j’en visite 2 avant de m’installer « chez Alex », bungalow coté mer, sur la plage ; ici on profite de la brise et c’est bien agréable car dès qu’on quitte la plage il fait une chaleur à tomber. Le  groupe électrogène est derrière le restau qui est derrière la route, donc c’est très calme ; chambre avec sanitaires privés pour 30 000 Ar sur la plage ou 40 000 avec la clim, c’est très raisonnable, je le recommande.

Juste le temps de savourer un verre bien frais puis je rejoints 2 françaises rencontrées en chemin, au restau « chez Freddy » ; elles me racontent tout ce qu’elles ont vu et fait, j’ai des bons plans. On a bien mangé et Freddy nous a offert un rhum arrangé pour bien dormir…

 

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 14:58

Ah, la divine roussette ( grande chauve-souris ) …

Mmm les cuisses de nymphes… (oui euh... de grenouilles en fait)

Ohhh un crocodile !!!


                            crocodile mada 

Non ce n’est pas ce que je suis en train d’admirer dans un parc naturel de Madagascar, mais bien ce que vantent les guides touristiques chez certains restaurateurs…

Encore des plats pour touristes et des adresses pour touristes en mal d’exotisme, car heureusement ce ne sont pas les spécialités de la cuisine malgache mais de quelques buisines man cuisiniers qui ont trouvé le truc pour attirer une certaine clientèle (et la pub dans les guides). Pourquoi inciter les lecteurs à manger ces animaux qui, pour certains, sont protégés dans d’autres pays ? Les enquêteurs de ces guides ont-ils été nourris gratuitement ou reçoivent ils une commission sur les aditions ? Pourquoi ne parlent ils pas, à la place, des savoureux légumes et fruits que l’on trouve à profusion sur les marchés et en bonne place sur les cartes des restaurants ?


                 marche tana 2-copie-1               marche tana-copie-1
Pour ma part, je me suis régalée avec des assiettes toutes simples de légumes : jamais je n’avais mangé de légumes plus frais et cuits juste à point ; ils sont un brin croquants, et ont beaucoup de gout.

J’ai notamment mangé des carottes et petits pois revenus au miel, des haricots verts et aubergines au lait de coco, ou des assortiments de légumes vapeur. Succulents !


                            achards 

Le fromage de zébu vendu par les petits producteurs dans la rue est bon (ceux des supermarchés sans gout), le vin d’Ambalavao est appréciable, les œufs sont toujours frais, d’ailleurs chacun laisse courir ses poules un peu partout ; l’appellation « élevées en plein air » prend ici tout son sens.

 

Les féculents et graines sont mises à toutes les sauces : le riz surtout, mais aussi des haricots blancs, des lentilles de toutes les couleurs et des pois chiches.

 

Et que dire des fruits ? eh bien, on a le choix : pommes, fraises, prunes, pêches, abricots dans les hauts plateaux, les lychees en novembre-décembre, bananes, ananas, kakis, goyaves, cocos, oranges, les avocats et mangues en saison, et tous les fruits que je ne connais pas ou dont j’ai oublié le nom. En plus leurs prix au marché sont dérisoires alors il ne faut pas se priver. 

Manger 5 fruits et légumes ici par jour, y’a rien de plus facile, de plus bio, et de moins cher !!! Profitons-en !

 

                               marche Tulear2                             
Bref, autant dire qu’un végétarien ne manquera de rien à Madagascar, il mangera même mieux qu’en France et pour bien moins cher !


                                                     BON APPETIT 

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 15:45

 

J’aime tout de suite cette ville de bord de mer, la rue principale des arcades, le marché très animé, la mer qui se retire très loin, les rues qui se vident l’après-midi quand le soleil est trop chaud pour bouger.


 epicerie c   zebu embleme c   pousse pousse
On peut sillonner les rues du centre à pied ou à vélo, l’ambiance est très agréable ;  grâce à la rencontre d’un couple malgache, on me propose une chambre à l’hôtel « le récif » avec clim, TV, sanitaire eau chaude et immense piscine devant la mer pour 15 000 Ar (50% remise). Un peu de confort moderne va m’aider à oublier les nausées, étourdissements, fatigue, estomac retourné de mon voyage en transport en commun !

tulear  fruit baobab c

En plus on mange bien à Tuléar, il y a plusieurs endroits où on trouve de très bonnes viennoiseries, des restaurants bien et pas cher (malheureusement « la bernique » est fermé depuis et pour quelques mois), le marché pour les fruits, et surtout la terrasse du restau « La Terrasse » d’où l’on peut regarder la vie locale et … touristique ; jusque là je n’avais pas croisé plus de 5 « vazas » pendant mon séjour et en voila tout de suite une dizaine sur cette terrasse, ça fait bizarre ! Je reviendrai plus tard sur ce sujet.


langouste  marche Tulear4
Pendant presque 3 jours je profite bien de la piscine et du magnifique coucher de soleil sur la mer juste devant, je parcours la ville à pied, vélo et pousse-pousse ; les endroits que je préfère sont les routes qui deviennent des pistes vers la route d’ifaty et la route qui longe la mer, tout au bout il y a les charrettes à zébus qui traversent la plage et vont chercher ou porter les chargements des pirogues.


                                    tulear charrette 2
Avant de partir pour Mangily, je vais à « l’Eden hôtel » et « chez Alain », 2 hôtels appréciés des agences qui envoient souvent leurs clients et taxis.

Énormément de vacanciers choisissent de descendre la N7 en taxi et de remonter de Tuléar à Tana en avion, ainsi leur taxi doit remonter à vide à Tana. Le très bon plan consiste ici à trouver un taxi qui remonte à vide et négocier le prix et les visites, sachant que l’essence est déjà payée par le client précédent. ; donc on fait directement affaire avec le chauffeur qui est ravi de se faire de l’argent au noir, c’est tout bénéfice pour lui.

Je laisse mes coordonnées et la date de mon départ à la réception, en espérant trouver un transport moins fatiguant au retour.

 

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 13:31

 

 

Il faut être à 7h00 à la gare routière pour réserver une place devant, finalement nous ne partons qu’à 9h30.
Il y a des tas de contrôles routiers soit par les gendarmes, soit par les militaires qui nous bloquent pas mal de temps ; il y a aussi des arrêts surprise pour dire bonjour à un copain, ou déposer de l’argent à la famille, il y a aussi la femme qui a oublié son sac à main chez elle il faut faire demi-tour et l’attendre un quart d’heure, et il y a les gens qui veulent descendre devant leur porte même si on vient de s’arrêter 20 mètres avant, alors on recommence, on enlève la bâche du toit et descend tous les bagages jusqu’à ce qu’on ait les bons, on remet tout sur le toit et fixe la bâche.

 

Personne ne s’impatiente sauf moi ! Mais comment font-ils pour être si zen ? Personne ne se plaint ou s’énerve, les enfants sont sages, c’est incroyable. J’aimerais vraiment être comme ça, je n’y arrive pas, quelle est donc la recette ?

paysage sud RN7 c    ambalavao c 

Encore une fois, les paysages sont très beaux, je décide de m’arrêter au retour à Ambalavao, village apparemment charmant, calme et pittoresque ; la route qui traverse ensuite le parc d’Isalo me donne aussi envie de m’y arrêter au retour. Au fur et à mesure que nous approchons du sud, le paysage change encore, ça devient désertique avec surtout des palmiers, puis des baobabs, magnifique…

route d'Isalo 2    village traditionnel sud c

Nous arrivons enfin à 20h00, en pleine nuit, ces 3 jours de taxi-brousse m’ont fatigué mais je n’ai pas perdu mon temps, les paysages sont vraiment splendides et j’ai glané plusieurs pistes pour remonter en taxi privé pas cher. En attendant je vais me poser 3 jours à Tuléar pour un peu de repos.

                            baobab sud Madagascar c

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